L’ubérisation est un néologisme formé sur la base du nom de la société Uber. Celle-ci s’occupe du service des transports urbains en mettant en contact clients et taxis grâce à une application mise en place à cet effet. Cette prouesse technologique et ce concept novateur ont déjà conquis des millions de personnes puisqu’on compte aujourd’hui 200 millions de par le monde.

Quels sont les avantages de l’ubérisation ?

Dans le cas des services dédiés à la locomotion urbaine par taxis, l’ubérisation présente des avantages manifestes :

  • Suppression d’intermédiaires : nul besoin désormais de contacter des tierces personnes pour vous dépêcher un chauffeur de taxi.
  • Gain de temps : via son téléphone mobile, le client peut contacter directement, et donc plus rapidement, son chauffeur sous réserve qu’il se rende sur les plates-formes virtuelles prévues pour cela et qu’il dispose d’une connexion Internet.
  • Gain d’argent : les coûts sont revus à la baisse vu qu’il n’est plus nécessaire de passer par des bureaux ou de faire usage de matériels informatiques.
  • Sécurisation : le paiement se fait à travers des plates-formes numériques et donc plus sécurisées.
  • Évaluation de la prestation : le client peut évaluer la prestation de son chauffeur et celle-ci sera visible sur l’application. Le chauffeur a donc tout intérêt à accomplir un service exemplaire afin d’appâter d’autres demandeurs.

Vers une ubérisation tous azimuts ?

Il faut voir dans l’ubérisation un phénomène global qui n’est pas exclusivement réductible au secteur des chauffeurs de taxis. En effet, le phénomène gagne tous les secteurs d’activité et tend à se planétariser. Partout, des applications, généralement optimisées et faciles d’utilisation, proposent leurs services à moindres frais et dans tous les domaines économiques confondus. On peut ainsi en quelques clics réserver une chambre d’hôtel, commander à manger, dépêcher un chauffeur de taxi, contacter un déménageur ou acheter un livre sur des bibliothèques virtuelles.

Les limites de l’ubérisation

L’ubérisation présente cependant quelques inconvénients non négligeables. D’abord pour les prestataires eux-mêmes qui ne bénéficient pas officiellement de contrats de travail et de statuts de salariés. C’est donc tout naturellement qu’ils sont privés des prestations sociales ; ni droit aux allocations attachées au chômage, ni d’indemnités maladie, par exemple.

En outre, nombre de prestataires ne déclarent pas leurs revenus pour échapper aux rigueurs fiscales.

Par ailleurs, l’ubérisation croissante est susceptible, à long terme, de provoquer des bouleversements économiques conséquents au niveau des anciens modèles ne passant pas nécessairement par des plates-formes numériques dans un monde devenu hyperconnetcé. Ce qui causerait tout bonnement leur effondrement économique et les contraindrait à la faillite.

C’est pourquoi, la solution proposée par certains entrepreneurs est de soumettre ces sociétés nouvellement « ubérisées » à une jurisprudence de sorte à veiller à l’encadrement légal des revenus générés par les multiples activités.

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